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- Quand c'est drôle, je rîs, et quand c'est triste, je suis de tout coeur avec les persos qui pleurent. Ce n'est pas un humour cartoonesque à base de coup de poing come dans love hina, ni un manga pleurnichard où les gens passent leur temps à se morfondre sur leurs sorts en analysant leur sentiments comme dans Forbidden love.
- L'intrigue est sans arrêt relancée sans qu'on soit lassé par des retournements de situations contradictoires ou artificiels (car Ai Yazawa annonce toujours en tout petit les développements les plus surprenants c'est ainsi qu'on s'amuse en relisant les anciens tomes à détecter les indices dissiminés qui l'annonçaient sans qu'on s'en rende bien compte).
- Parce que j'ai l'âge des protagonistes, comme eux j'ai 20 ans. J'ai l'impression d'être comme eux, un ado tout juste dégagée de ses parents, qui prend gout à son indépendance et de l'avenir qui se dessine devant ses pieds, que chaque choix si minime peut changer la vie à tout jamais.
- Quand je lis les citations, elles me touchent (exemple "on dit qu'on est amis mais au fond, chacun vit sa vie") car elles coulent de source tout en étant très intelligents voire philosophique et ça, sans jamais forcer le trait en voulant toujours donner des leçons ; manie ô combien énervantes dans les GTO. C'est admirable...
- Comme eux, je suis encore une ado qui se rend compte qu'en réalisant ses rêves, ils ne deviendront jamais aussi beaux qu'ils les a pensés, car justement ils se déroulent dans une réalité qui n'est jamais aussi glamour que dans notre imagination mais un monde adulte ni blanc ni noir. Ainsi, Osaki et les autres membres de blast réalisent leur rêve de devenir rock stars des mais ils doivent apprendre les concessions écoeurantes du star-system (les blast seront signés non pas pour leur talent musical mais à cause d'un scandale sur nana et ren, ces derniers seront obligés de se marier presque malgré eux à cause de ce pseudo scandale, les paparazzi qui les harcelent, qui fouillent dans leur passé, les émissions de variété). Komatsu a réalisé son rêve de se marier avec l'homme dont elle revait depuis toujours et qu'elle croyait faite pour elle : le grand Takumi de Trapnest mais le prince charmant inespéré s'est vite montré loin d'être charmant en vrai : coureur, dominateur, manipulateur, jamais là. Mais en même temps, il était intelligent, profondément soucieux du bien-être (financier) de Komatsu et affectueux. En clair, il était comme tout le monde, pas du tout un prince charmant (qui n'existe pas plus que les dragons ou les fées) mais quelqu'un qu'on doit aimer pour sa personalité (ses qualités) malgré ses défauts.
- Rien n'est jamais simple dans Nana : tous les anciens couples (Ren et Osaki, Shoji et Hachiko, Nobu et Nana, Yasu et Reira) continuent à éprouver de l'affection pour leur ex-conjoint car leur rupture n'a pas effacé d'un coup tout l'amour qu'ils ont pu éprouver pour lui. On peut louer la loyauté de Yasu envers Ren qui poussera ce dernier à renouer avec Nana sur qui il veille constamment pour lui dont le chauve est pourtant bien amoureux. Ou fustiger l'inconstance de Reira ou Hachiko envers leurs choix amoureux masculins. Cette complexité des relations, où l'intérêt du lecteur vise toujours à connaître leurs dénouements (car l'intrigue est souvent relancé , exempel : à la fin de l'arc myu-nobu commence celui entre myu-yasu puis meme celui avec shion !!!) n'est pourtant jamais lourde à lire et ça c'est un trait de génie !
- Ce mélange inhérent de drames personnels, de courts moments de gloire et d'explosions de joies avant le retour du quotidien où quoi qu'il puisse arriver, les personnages doivent toujours aller en avant.



